Portrait de Magali Tolende

Changer la société, avec la force d’un sourire !

Si vous l’avez croisée dans une rue d’Assesse, dans le train, dans une fête de village ou à l’entrée ou à la sortie de l’école de son fils, vous avez certainement été frappé par son extraordinaire sourire et sa joie communicative. Assessoise de fraiche date, Magali a décidé d’y plonger ses racines et de s’y investir, à la plus grande joie de notre locale Ecolo, dont elle est secrétaire

Publié le jeudi 10 novembre 2016

Bonjour Magali, qu’est-ce qui t’a amené à Assesse ?

J’ai grandi à la campagne, du côté de Hannut. Après nos études, mon mari et moi avons habité quelques années à Ottignies. Quand notre famille s’est agrandie, nous nous sommes mis à la recherche d’une maison. Brice travaillant au CHU Mont-Godinne, il passait par Assesse et trouvait que c’était un endroit très agréable. Nous sommes tombés sous le charme et avons alors trouvé notre maison, à la rue du Cahoti. Je travaille encore à Bruxelles. Je fais le trajet avec un joyeux groupe de navetteurs.

Qu’est-ce que tu aimes dans notre commune ?

Il y a tout d’abord l’école. Aussi bien notre fils que nous y sommes senti à l’aise dès le début. Je me souviens avoir été très émue le premier jour où il est allé à l’école. Il s’accrochait à nous et puis des « grands » sont venus le chercher, ils l’ont rassuré, ils l’ont pris par la main pour l’amener dans sa classe. J’aime l’ambiance familiale qui y règne et notre fils s’y épanouit merveilleusement bien, et nous avons pu faire la connaissance d’autres parents lors des réunions de classe, des fêtes et activités organisées par l’école. Et il y a bien sûr nos voisins. On a eu droit un a un accueil génial. Il y a aussi les différentes fêtes de village et les kermesses ; on adore y aller.

Pourquoi t’investir politiquement et chez Ecolo ?

Je suis quelqu’un de très positif et j’aime les défis. J’ai du mal à me résigner devant quelque chose d’injuste et je trouve toujours à espérer quel que soit le contexte. M’investir politiquement c’est pour moi un acte responsable et citoyen. Aussi loin, que je me souvienne, je me vois avec ma famille, mes amis ou mes professeurs à essayer de les convaincre qu’il y d’autres moyens d’agir en tenant compte de l’individu, de son environnement et de la société dans laquelle il vit. Sans le savoir, j’avais déjà un discours d’écologie politique. De plus, je me sens citoyenne du monde, il y a un enjeu important quant au développement de l’Afrique. Mais quand le développement se fait sans tenir compte de l’environnement, quand il n’y a pas de lien avec la société et que l’individu n’est pas associé aux décisions politiques on assiste à des catastrophes comme au Congo. Et puis la cause qui me tient à cœur, c’est la question de la place des femmes dans la société. Ce n’est pas pour une lutte de supériorité... Oui, on a aujourd’hui une égalité formelle (du moins, ici en occident), mais il faut rester conscient qu’encore aujourd’hui, les décisions politiques en Belgique, n’impactent pas de la même manière les hommes et les femmes. Donc nous devons encore militer pour supprimer les inégalités hommes-femmes. Et de manière générale lutter contre les discriminations faites aux femmes ici et ailleurs.

Qu’as-tu pu observer au niveau de la politique communale depuis que tu suis les travaux du conseil ?

Je pense que c’est à ce niveau qu’on est le plus au contact des citoyens. Alors que les autres débats politiques ne sont pas aisément accessibles, les conseils communaux sont ouverts au public et j’y assiste. J’y apprends ce qui se passe dans notre commune, comment on veut la développer et aussi rencontrer les demandes et besoins des habitants. Il n’y a pas d’intermédiaire entre les habitants et leurs élus, donc on peut se parler directement. C’est fort, c’est vivant, ça me fait penser à une famille. Mais d’un autre côté, sans dialogue ou avec une mauvaise communication, on ne se comprend pas.

Et quels sont tes loisirs ?

J’entame un master en politiques économiques et sociales à la FOPES. Cette formation est extraordinaire et très concrète. Elle est faite par et pour des acteurs de changements. Je fais partie d’un groupe composé de tous les âges et de tous les horizons. C’est très enrichissant au niveau humain et au niveau de la formation. A côté de ça, j’aime bouger, rire, m’amuser et me détendre après le travail. C’est peut-être le petit regret que j’ai, il n’y a pas beaucoup d’offres d’activités sportives et culturelles à proximité d’Assesse. J’adore danser. Le plus chouette est bien sûr de le partager avec d’autres, c’est pour cela que j’ai démarré début octobre à Assesse un cours de latino-fitness.